THOMAS, À FOND POUR LES HÉRISSONS !

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À 9 ans, Thomas est déjà un grand défenseur des animaux : avec l’association Sauve qui pique !, en Suisse, il vient en aide aux hérissons en détresse. Pourquoi défendre les hérissons ? Comment peut-on les aider ? Mon journal animal le lui a demandé !

Bonjour Thomas ! Pourquoi les hérissons ont-ils besoin d’aide ?

De nombreux hérissons sont en danger aujourd’hui, à cause de la destruction de leur habitat, mais aussi de l’utilisation des pesticides dans les champs, ou des travaux qu’on peut faire dans les jardins (comme la tonte des pelouses, ou le débroussaillage).

Ce sont des animaux discrets, qui aiment bien se cacher et qui ne sortent que la nuit : comme on ne les voit pas beaucoup, on ne sait pas forcément qu’ils ont besoin d’aide. Pourtant, le nombre de hérissons a beaucoup baissé : en Europe, le hérisson est classé comme une espèce à protéger par la Convention de Berne.

Et toi, que fais-tu pour leur venir en aide ?

Avec l’association Sauve qui pique !, nous recueillons les hérissons malades, orphelins, ou les bébés nés à l’automne, lorsque leur mère part hiberner. On les installe dans un espace aménagé : avec mes parents et mon frère Andrea, on leur a construit une petite cabane pour qu’ils puissent s’y cacher, mais on met aussi des branches et de la mousse pour que les hérissons s’habituent à leur futur environnement.

Quels soins doivent recevoir les petits hérissons ?

Lorsqu’on recueille des petits, il faut leur apprendre à survivre. On leur donne toujours les croquettes (pour chats) le soir, puis on les retire le matin : les hérissons doivent comprendre qu’il faut chercher la nourriture la nuit, comme tous les autres hérissons ! Bien sûr, c’est aussi important de penser à changer leur eau et à nettoyer leur litière.

Et surtout, il faut essayer de garder les hérissons chez soi le moins possible, pour ne pas qu’ils s’habituent trop aux humains – mais sans relâcher un hérisson non sevré l’hiver, ce qui le mettrait en danger ! Après les avoir soignés, on les met d’abord dans un enclos à l’extérieur, puis on les relâche dans de grands jardins éloignés des routes, ou en montagne.

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui voudrait aider les hérissons ?

Si jamais vous trouvez un hérisson malade, blessé ou orphelin, il faut d’abord le mettre dans un carton sur du papier, à côté d’une bouteille d’eau chaude, puis le confier à une association, un refuge ou au vétérinaire le plus proche. En fait, il est interdit de garder des hérissons chez soi, car ce sont des animaux sauvages !

Au fait, pourquoi as-tu commencé à t’occuper de hérissons ?

Un jour, chez mon papy, on a trouvé un premier bébé hérisson : sa maman, elle, s’était fait écraser par une voiture. On a cherché d’autres bébés dans le jardin, et on en a trouvé cinq !

Nous avons tout de suite pris contact avec l’association Sauve qui pique ! pour continuer à nous occuper d’eux. Lorsque nous les avons libérés, j’ai été triste de les voir partir, mais aussi très content de les avoir sauvés tous les cinq. Et aujourd’hui, ça me fait du bien quand je vois d’autres hérissons dans les jardins, qui vivent tranquillement leur vie !

sauvequipiquelogo

QUELLES ASSOCIATIONS ?


Thomas vit en Suisse, et il accueille des hérissons avec l'association Sauve qui pique.

En France, d’autres associations comme le Sanctuaire des hérissons informent les personnes qui voudraient aider ces petites boules piquantes.