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Plus tard je voudrais être ... primatologue


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Amandine Renaud est primatologue : elle étudie les singes dans les forêts primaires d’Afrique, et elle a même créé une association pour leur venir en aide. Mon journal animal lui a posé quelques questions :


Bonjour Amandine, pourriez-vous nous expliquer les différents aspects du métier de primatologue ?

Eh bien, c’est très simple : les primatologues étudient le comportement des singes. Ce peut être en captivité (dans les zoos, par exemple) ou dans leur milieu naturel. Dans mon cas, j’étudie les chimpanzés et les cercopithèques ascagnes dans les forêts de la République démocratique du Congo, en Afrique. Une journée type de primatologue consiste alors à suivre un groupe de singes sauvages et à prendre des notes sur leur comportement.

Ce n’est pas toujours facile, surtout quand les singes se cachent dans les arbres ! En vivant sur le terrain, on peut aussi vouloir protéger les singes en luttant contre la chasse et la déforestation, qui sont deux grandes menaces pour l’avenir de ces animaux fascinants.




Quelles qualités faut-il avoir pour devenir primatologue ?

Il en faut beaucoup. Pour observer les singes dans leur milieu naturel, on doit d’abord être prêt à vivre loin de sa famille, de ses amis et de son confort : en forêt, on a rarement l’électricité et l’eau courante... Le quotidien est parfois difficile, il faut marcher pendant des heures, traverser des marécages, et savoir réagir lorsqu’on croise d’autres animaux sauvages, comme des éléphants ou des buffles.

Il est aussi indispensable d’être ouvert à d’autres cultures : pour aider les singes qui vivent en forêt, il est important de connaître également les peuples qui vivent aux alentours, afin de trouver des solutions communes au bien-être des singes et des êtres humains !

Comment devenir primatologue ?!

Il n’existe pas (ou du moins, pas encore) de formation pour devenir primatologue en France. Personnellement, je suis donc allée en Angleterre pour passer un Master de primatologie. Ce sont des études difficiles, et c’est vrai qu’elles offrent peu de débouchés : pas facile de devenir primatologue ! Sinon, il est aussi possible d’aider les singes en devenant biologiste, éthologue, ou même vétérinaire.

Vous avez décidé de créer votre propre association : P-WAC. Pourquoi ?

J’adore observer les singes. Mais je voulais aussi agir pour les aider concrètement. Aujourd’hui, les singes sont chassés pour leur viande mais aussi pour être placés en captivité (dans des zoos ou chez des particuliers). Ils sont aussi victimes de la déforestation : si on détruit les forêts, où peuvent-ils vivre ? Alors, nous avons créé P-WAC, qui est un centre de réhabilitation pour les singes victimes du braconnage. Nous réapprenons la vie sauvage aux singes, pour qu’ils puissent retourner vivre en forêt.

Avez-vous un souvenir fort de votre métier de primatologue ?

Un jour, une femelle chimpanzé que j’avais aidée à retrouver la liberté a eu un bébé, et elle est descendue de son arbre pour le mettre dans mes bras. J’étais tellement émue d’avoir cette chance ! Après quelques secondes, elle a repris son petit et est remontée dans l’arbre, pour lui apprendre à vivre libre. C’était un très beau moment !