Changer de vie ... pour les animaux !

Et si croiser le chemin d’un animal nous amenait à changer de métier, voire à nous engager pour la vie pour les animaux ? C’est ce qui est arrivé à celles et ceux que vous allez découvrir dans cet article !

Si une boule de poils, un petit être emplumé ou un grand tas d’écailles nous amenait à déménager, à changer de métier, voire même à devenir un humain engagé pour les animaux ? Eh oui, cela peut arriver : une simple rencontre avec un chat, un chien, un poulet ou un dauphin pourrait bien tout changer… pour le meilleur !

Une rencontre qui change la vie !

Parfois, le destin vient frapper à notre porte en faisant toc-toc (euh, cui-cui) : c’est ce qu’il s’est passé pour Camille, lorsqu’elle a rencontré Bree.

Un matin d’avril 2017, un drôle de petit oiseau jaune se promenait dans les rues de New York : il ne mesurait que quelques centimètres, et si on le laissait se promener là, c’est sûr, il allait se faire écraser ! Heureusement, un passant attentionné l’a amené au Centre de soins d’animaux exotiques de la ville, où il a été accueilli par Camille. La soigneuse, spécialiste des animaux sauvages et tropicaux, n’a pas eu de doute : cet étrange oiseau était bien… un petit poussin.

Qu’en faire ? Les bébés poulets ont besoin de la chaleur de leur mère pour survivre : Camille a alors décidé de le prendre sous son aile, et l’a amené chez elle pour qu’il reprenne des forces. Bree a grandi très, très vite : comme il était probablement né pour devenir un poulet d’élevage, il est sélectionné génétiquement pour grossir extrêmement rapidement. Et un beau jour… Cocorico ! Bree était devenu un magnifique coq blanc

Le problème, c’est qu’il est interdit de vivre avec un coq à New York. Camille a alors pris une grande décision : elle a quitté la ville pour s’installer à la campagne. Elle a bientôt adopté un dindon, un cochon… et plein d’autres animaux ! Son travail aussi a changé : aujourd’hui Camille sensibilise le public pour que les animaux destinés à être mangés soient aussi respectés. Comme quoi, une rencontre peut changer notre vie… Littéralement !

Rencontrer Esther = gros problème, grosse solution !

Lorsque Steve et Derek ont accueilli Esther dans leur appartement de Toronto, ils pensaient avoir adopté un cochon nain femelle. Mais très vite, Esther s’est mise à grossir, grossir, grossir… Jusqu’à ce que les deux hommes comprennent qu’elle est en réalité une truie destinée à l’élevage, et qu’une fois adulte, elle pèsera 300 kilos et ne pourra plus vivre avec eux.

À la pensée qu’ils devaient se séparer d’Esther, Steve et Derek avaient le cœur brisé. Ils ont alors eu une idée de génie : pourquoi ne pas déménager et ouvrir un refuge pour animaux ? Aujourd’hui, non seulement Esther vit toujours en bonne compagnie, mais elle est devenue célèbre : cette star des réseaux sociaux a un compte Instagram, YouTube et Facebook ! Tu ne seras pas seul à la suivre : elle a déjà des millions de fans !

Quand un animal bouleverse notre regard sur le monde...

Si la rencontre d’un animal peut bouleverser nos habitudes, elle peut aussi bousculer nos certitudes. Eh oui, on dirait bien que les animaux, comme les humains, peuvent nous faire changer d’avis ou d’opinion !

C’est ce qu’il s’est passé pour Jean-Claude Martin en 2008, lorsqu’il a trouvé Juliette. Ce chasseur se promenait près de chez lui, dans la Drôme, lorsqu’il a aperçu ce tout petit marcassin : tombée dans un trou, Juliette, qui ne pesait que 800 grammes, n’arrivait pas à en sortir. Jean-Claude l’a amenée chez lui et l’a soignée. Une fois remise sur pattes, il a voulu la relâcher, mais Juliette ne l’entendait pas de cette oreille : la jeune laie s’est carrément installée chez lui !

« Elle me suit partout, elle aime jouer au ballon. Elle a sa place dans la maison avec le chien. Nous vivons ensemble. » Et quand l’Office de la chasse a voulu la faire euthanasier (car il est interdit d’accueillir des animaux sauvages chez soi), Jean-Claude a été au tribunal pour la défendre. Pour lui, fini les fusils : l’ancien chasseur est devenu un défenseur des animaux. 

Voilà une histoire dans laquelle pourraient bien se reconnaître d’autres anciens chasseurs, comme Aladino Montès : lorsqu’il a rencontré Bambi, en 2013, le jeune faon orphelin était sur le point de mourir… Aujourd’hui, Bambi est remise sur pattes : cette grande biche vit en liberté, mais vient souvent rendre visite à son ami pour faire de longues promenades en sa compagnie. « C’est plus qu’une amitié, déclare Aladino. Aujourd’hui, même si on me payait, je ne tuerais plus un seul animal. »

Dolphin Smile, le livre de Ric O'Barry

Quand le dresseur de Flipper le dauphin retourne sa veste​


Durant sa vie, Ric O’Barry a capturé et dressé de nombreux dauphins. Mais aujourd’hui, il est convaincu qu’il faut faire... exactement l’inverse ! L’ancien dresseur, connu pour son travail dans la série Flipper, est devenu un militant contre la captivité des animaux. C’est Kathy, un dauphin qu’il avait capturé lui-même dans l’océan, qui l’a fait changer d’avis : il pense qu’elle s’est laissée mourir de tristesse dans les bassins où elle était retenue captive.

Aujourd’hui, Ric O’Barry parcourt le monde et reste mobilisé contre la chasse et la captivité, mais aussi pour les droits de tous les animaux !

Une métamorphose pour les animaux

Si un animal peut changer notre façon de voir les choses, il peut même nous amener à défendre activement les animaux… quitte à militer contre son ancien métier ! C’est le cas de John Hargrove : après avoir assisté à un spectacle d’orques, au parc aquatique SeaWorld, lorsqu’il était enfant, cet ami des animaux a décidé de devenir dresseur d’orques. Quelques années plus tard, ce rêve était devenu réalité : John est devenu dresseur en chef d’un parc SeaWorld aux États-Unis, puis du Marineland d’Antibes, en France. Il passait ses journées auprès de ces gigantesques animaux, a appris à les connaître, et aussi à les aimer. 

Avec le temps, John a commencé à se rendre compte que les orques ne sont pas heureuses dans ces conditions : sa rencontre avec Takara l’a aidé à en prendre conscience. Née à SeaWorld, Takara a toujours été très proche de sa mère, Kasatka, mais aussi très amicale avec les humains qui travaillaient avec elle. Un jour, lors de l’entraînement, un terrible accident a eu lieu : Takara est retombée sur John, le blessant sérieusement. Au lieu de s’éloigner, la jeune orque s’est approchée de son dresseur et l’a aidé à rejoindre le bord du bassin, une preuve de sollicitude qui a beaucoup touché John.

Pourtant, chaque jour, le dresseur constatait que les humains propriétaires du parc étaient loin d’être aussi attentionnés envers elle… Ainsi, à l’âge de 12 ans, Takara a été séparée de sa mère et envoyée dans un autre parc, alors qu’à l’état sauvage les petites orques restent auprès de leur mère pendant au moins 15 ans, sinon toute leur vie. Après le départ de Takara, Kasatka est restée prostrée de longues heures, en émettant des ondes longue distance pour tenter de localiser son bébé. Témoin de cette détresse, John a été bouleversé : « C’était déchirant. Comment peut-on trouver cela acceptable ? » 

Depuis, John a démissionné, et il prend désormais la parole partout dans le monde contre la captivité des cétacés. Takara, elle, vit au SeaWorld de San Antonio, au Texas. À ce jour, elle n’a connu que la vie en captivité, mais des humains comme John sont déterminés à lutter pour sa liberté !

Quand le dresseur de Flipper le dauphin retourne sa veste

Durant sa vie, Ric O’Barry a capturé et dressé de nombreux dauphins. Mais aujourd’hui, il est convaincu qu’il faut faire… exactement l’inverse ! L’ancien dresseur, connu pour son travail dans la série Flipper, est devenu un militant contre la captivité des animaux. C’est Kathy, un dauphin qu’il avait capturé lui-même dans l’océan, qui l’a fait changer d’avis : il pense qu’elle s’est laissée mourir de tristesse dans les bassins où elle était retenue captive. Aujourd’hui, Ric O’Barry parcourt le monde et reste mobilisé contre la chasse et la captivité, mais aussi pour les droits de tous les animaux !