Les "nuisibles", ces animaux qui nous embêtent !


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Dans les villes et les campagnes, des animaux nous troublent, nous gênent, nous enquiquinent, nous dérangent, nous embêtent, nous chatouillent, nous agacent… Au point que des humains voudraient parfois leur faire la guerre ! Qui sont ces trouble-fêtes, et comment cohabiter avec eux ?

Des animaux qui dérangent...

Pendant longtemps, on a seulement appelé « nuisibles » les animaux sauvages dont les autorités encourageaient la mise à mort ; pourtant, des animaux rabat-joie, il y en a aussi bien dans les villes que dans les forêts, dit-on.

Aujourd’hui encore, les renards, les corbeaux, les putois, les geais et bien d’autres animaux sauvages sont considérés comme des animaux pouvant « occasionner des dégâts », par exemple aux cultures, et il est donc autorisé de les éliminer même sans avoir de permis de chasse, et même si leur espèce est en voie de disparition… Mais certains animaux protégés sont eux aussi parfois peu appréciés.

C’est par exemple le cas des loups ou des ours réintroduits dans les forêts françaises, contre qui de nombreux éleveurs protestent. En octobre 2018, deux ourses ont été relâchées dans les Pyrénées… par hélicoptère, pour assurer leur sécurité !

Et puis, il y a tous ces animaux qui vivent à nos côtés et qui dérangent pas mal d’humains. Les souris et les rats, par exemple, qui grignotent tout ce qu’ils trouvent ! Quant aux pigeons, ils sont nombreux dans les villes et abîment parfois les bâtiments publics. Décidément, ces animaux semblent bien embarrassants.

Nuisibles ici, aimés ailleurs...

Pourtant, si on prend un peu de recul, on se rend compte que de nombreux animaux considérés comme nuisibles dans nos sociétés sont parfois appréciés ailleurs… ou l’inverse ! Les chats, par exemple, sont chouchoutés dans de nombreux endroits du monde, mais sont aussi de redoutables prédateurs. En Australie, ils sont considérés comme une menace pour les animaux des campagnes, au point que le gouvernement australien veut tuer 2 millions de félins !

Parfois, des humains prennent la défense des animaux peu aimés en rappelant qu’ils jouent un rôle d’importance dans notre société. On ne s’en rend pas forcément compte, mais les rats d’égout, qui vivent à l’abri de nos regards, se nourrissent de nos restes alimentaires: à Paris, ils sont 3,8 millions et mangent chaque année 30 000 tonnes de détritus! C’est énorme et bien utile !

Et puis, ici ou ailleurs, on trouve toujours des humains attentionnés qui pensent que c’est une bonne idée de prendre en compte les intérêts des animaux. En février 2019, un rat un peu trop dodu est resté coincé dans une plaque d’égout, en Allemagne. Des pompiers sont intervenus pour le sortir de ce mauvais pas, et les images de ce sauvetage ont fait le tour du monde ! Décidément, il est bien possible d’aimer les rats : de nombreux humains en ont d’ailleurs pour compagnons. Alors, nuisibles, vraiment ?

Des solutions !

Mais alors, que faire pour ces petites bêtes qui parfois nous embêtent ? Plusieurs méthodes peuvent être mises en place pour mieux cohabiter : on peut, par exemple, limiter le nombre de naissances de certains animaux. Ainsi, les pigeonniers contraceptifs réduisent en douceur le nombre de pigeons dans les villes : en stérilisant leurs œufs, il est possible de réduire la population de pigeons sans tuer d’animaux.

Des solutions existent aussi pour les animaux sauvages : pour protéger leurs champs des sangliers, certains agriculteurs mettent des clôtures adaptées ou, parfois, des signaux lumineux, qui permettent de maintenir à distance ces animaux des récoltes. Certaines associations de défense des animaux proposent même de laisser aux animaux sauvages des espaces où ils pourraient tous, « nuisibles » ou pas, vivre leur vie comme ils le souhaitent.

Le clin d'œil