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MÉTIER / Mon journal animal #5

Plus tard je voudrais être... soigneur animalier

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Après avoir travaillé dans un élevage de cochons, Anaïs a changé de voie : elle est aujourd’hui soigneuse animalière au refuge GroinGroin ! Pourquoi avoir changé d’orientation ? Comment se passe son nouveau métier ? Mon journal animal a voulu en savoir plus !

Bonjour Anaïs ! Comment as-tu décidé de travailler avec les animaux ?

J’ai toujours voulu travailler avec les animaux, depuis toute petite. Je voulais être vétérinaire, comme beaucoup d’enfants ! Issue d’une région où l’élevage est très présent, j’ai fait des études pour devenir éleveuse, puis j’ai travaillé dans un élevage porcin.


Comment s’est passé ce premier travail ?

Je m’occupais d’inséminer les truies (les féconder avec la semence des mâles) et des mises bas (les naissances), et je faisais les « soins » aux porcelets (limer les dents, couper les queues). Une semaine avant la mise bas, on met les truies dans des cages : à leur naissance, les petits ne peuvent téter leur mère qu’à travers les barreaux. Les truies sont dans des cages de leur taille : elles peuvent juste manger ce qu’on met devant elles et s’asseoir ou se coucher sur le béton, mais elles ne peuvent faire aucun mouvement car elles sont bloquées par les barreaux. Les « soins » aux porcelets étaient aussi stressants pour tout le monde, il y a énormément de cris à ce moment-là.

Pourquoi avoir décidé de changer de métier ?

J’ai quitté l’élevage car, psychologiquement, ce n’était plus possible pour moi d’y travailler. Ce stress perpétuel, c’était une ambiance très pesante, en fait. Alors j’ai démissionné, puis je suis tombée sur l’annonce de GroinGroin qui cherchait un soigneur animalier : c’est comme ça que j’ai atterri ici, au refuge !

Qu’est-ce qui a changé pour toi en arrivant au refuge GroinGroin ?

C’est un métier qui correspond parfaitement à ce que je veux faire : travailler avec les animaux tout au long de leur vie, les soigner. Ça me fait beaucoup de bien, car ici les animaux sont libres. Il y a une très bonne ambiance entre les collègues, et avec les animaux aussi : on est là pour leur faire des câlins, pour s’occuper d’eux... Ce n’est pas du tout la même façon de travailler.




Et pour les animaux, qu’est-ce que ça change ?

J’ai enfin vu des animaux qui sont libres, qui peuvent faire ce qu’ils veulent ! Et il y a vraiment un lien qui se crée avec eux. Beaucoup de gens sont attachés à leur chien ou à leur chat, et ils n’arrivent pas à s’imaginer qu’on peut créer une relation avec une vache, avec un cochon. Mais quand j’appelle Nala, qui reconnaît son prénom et arrive en courant vers moi, et que tout le monde peut lui gratouiller le ventre, les visiteurs du refuge se rendent compte que tous les animaux ont une sensibilité. Que ce soit un chat, un chien, un cochon ou une poule, ce sont des êtres vivants qui ont les mêmes besoins !

Pour aller plus loin

Anaïs a eu beaucoup de chance de trouver ce travail qui lui correspond, car il n’existe pas encore de formation spécifique pour devenir soigneur animalier en refuge. Cependant, de nombreux refuges accueillent des bénévoles qui les aident à s’occuper des animaux. Pour en savoir plus, rendez-vous sur L214.com/refuges.