PORTRAIT / En plus de parainer un cochon nommé Sébastien, Simon s’engage aussi pour les animaux qui finissent dans les assiettes, ou qui sont abandonnés dans les refuges. L214 Éducation l’a rencontré : découvrez ici l’autoportrait d’un ado déterminé à agir pour tous les animaux !
J’ai toujours été végétarien ; je suis végétarien de naissance et vegan depuis 7 ans. Pour moi un animal n’a jamais été vu comme de la nourriture. J’ai été particulièrement sensibilisé par des lectures, comme par exemple les BD d’Insolente Veggie.
J’ai fini par me dire que je ne pouvais pas rester inactif. Je me suis dit “Il faut que je fasse quelque chose”. Quand ma maman a rejoint une antenne locale L214 proche de chez nous, j’ai eu envie de l’accompagner pour participer aux actions de l’association.
DÉFENDRE AUSSI LES POULETS
La première action était devant un supermarché pour inviter les clients à signer une pétition pour demander que les cochons élevés pour faire de la viande dans ce magasin puissent vivre dans de meilleures conditions, avec plus de place et sans qu’on leur coupe la queue ou les oreilles.
Ce que j’aime bien avec les actions de L214, c’est qu’elles sont orientées vers des résultats concrets pour les animaux, qui leur changent vraiment la vie. Les actions permettent aussi de dialoguer avec les gens, les informer, échanger avec eux et voir qu’ils sont souvent intéressés pour venir en aide à ces animaux auxquels on ne pense pas souvent !


On est aussi bien accompagnés par les autres bénévoles dans le groupe, donc c’est vraiment un travail d’équipe. Les actions peuvent être aussi très variées : parfois on fait signer des chartes, parfois on fait des actions visuelles avec des mises en scène dans la rue, parfois il y a des journalistes qui font un reportage sur notre action, et ainsi encore plus de gens se trouvent informés des réalités qui se cachent derrière les produits qu’ils consomment. Un jour, il y a même un député qui est venu, car il voulait soutenir une proposition de loi pour les animaux à l’Assemblée nationale.
Quand on entend le mot « viande »
Quand on entend le mot “viande”, je pense qu’il y a peu de gens qui savent ce qu’il se passe derrière. Par exemple, peu de gens savent que les cochons vivent enfermés en bâtiments fermés, les pattes sur des grilles. Ou quand on voit des publicités on peut croire que les poulets vivent dans des prés, mais en fait la grande majorité de ces oiseaux sont enfermés aussi, entassés dans des hangars sans fenêtres…
En plus des actions avec L214, je suis aussi parrain d’un animal rescapé au refuge Les 3 Dindes, qui recueille des animaux d’élevage. Comme j’adore les cochons, j’ai choisi de parrainer le cochon Sébastien. Avec d’autres parrains, on lui permet ainsi de vivre des jours heureux sous la protection des soigneuses et des soigneurs. Si tous les animaux pouvaient vivre une vie paisible comme ça, ce serait génial. Quand je vais le voir, on voit bien qu’il a autant de personnalité qu’un chat, par exemple.
D’ailleurs, si on tuait juste 500 chats par jour, tout le monde serait horrifié. Et pourtant, plus de 3 millions d’animaux sont tués par jour pour la viande, juste en France. Je crois que si les gens étaient mieux informés sur la vie réelle de ces animaux, la société ferait plus attention à eux. C’est ce changement que j’espère.
Dans l’idéal, j’aimerais bien que la société finisse par ne plus se nourrir d’animaux. Je suis un bon exemple qui montre que c’est possible. Et même que c’est assez facile, en fait : il suffit de s’y mettre, et hop !