À la rescousse de la planète bleue

Cet article est paru dans le n° 23 de Mon journal animal.

Les océans couvrent plus de 70 % de la surface de la terre, on l’appelle la planète bleue pour cette raison. Ils abritent une diversité fabuleuse d’animaux : poissons, mammifères, reptiles, coraux, crustacés, mollusques… les dangers qui menacent les océans et ces animaux sont autant de défis à relever : en voici 3 à relever !

Défi n° 1 : lutter contre les déchets

Des millions de tonnes de déchets plastiques finissent dans les océans. Sous l’effet des courants marins, ils se rassemblent en 5 vortex : ce sont des plaques gigantesques, dont certaines sont plus grandes que la France. Elles sont très polluantes. Pouah ! En plus, beaucoup d’animaux meurent en avalant des bouts de plastique. Alors, il faut agir fort et surtout en amont, car une fois dans l’océan, le plastique se fragmente en tout petits morceaux. Que faire ?

Solution 1

Arrêter le plastique en amont de l’océan avec des barrages flotants sur les rivières et les fleuves et des actions de ramassage. Mais surtout, on met toujours ses déchets à la poubelle !

Bateau à haute techonologie qui ramasse des déchets en mer.
Des déchets flottants sont rassemblés puis avalés par un bateau à haute technologie.

 

Solution 2

Enlever les déchets de l’océan avec des bateaux spéciaux ou des équipes de plongeurs qui les ramassent. Par exemple, l’association marseillaise Palana récupère les filets de pêche perdus ou abandonnés en mer. Ces filets représentent des dangers mortels pour les animaux parce qu’ils continuent de les piéger (c’est la « pêche fantôme »).

Pour détruire le plastique, on essaie même de trouver des bactéries qui le mangeraient !

Plongeurs en train d'observer des pneus qui jonchent le fond de l'océan.

Une fausse bonne idée

À la fn du 20e siècle, des millions de pneus ont été volontairement immergés dans les océans. L’objectif était de créer des récifs artificiels. Mais les pneus n’ont jamais été colonisés. En plus, ils polluent. Il faut donc les retirer de l’eau : ça prend des années, et ça coûte très cher. Trouver des solutions, ce n’est pas facile !

Défi n° 2 : réduire le bruit

De nombreux animaux marins communiquent avec des sons. Mais le trafic maritime, les sonars des sous-marins militaires ou les activités d’exploration pétrolière sont en train de noyer ces sons dans un bruit continu et assourdissant. La distance sur laquelle les baleines bleues peuvent communiquer a chuté de 90 % ces dernières décennies ! Que faire ?

Stan Thuret sur son bateau.
Le navigateur Stan Thuret se bat pour que les courses de voiliers soient plus écologiques.

Solution 1

Baisser de 10 % la vitesse des bateaux permettrait de réduire de 40 % la pollution sonore des océans, de 50 % le risque de collision avec les baleines, et de 13 % les émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique. Le top : fabriquer des bateaux qui vont moins vite, comme ça, pas moyen d’accélérer !

Solution 2

Faire des courses à la voile plus respectueuses. En 2022, des dizaines de navigateurs ont publié un texte pour proposer de réinventer la course à la voile, comme la Route du Rhum. Ils veulent aller moins vite, modifier les parcours et augmenter l’entraide.

Solution 3

Mettre en place des réglementations. Des associations, comme le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), se battent pour la régulation de tout ce bruit. Vivement que les animaux marins retrouvent un peu de calme !

Défi n° 3 : arrêter les dégâts… et les réparer

Solution 1

Protéger les écosystèmes et créer des zones protégées. Le traité du BBNJ est une grande avancée pour les fonds marins : en janvier 2026, 81 États, dont la France, ont signé le traité des Nations unies sur la haute mer (en anglais Biodiversity Beyond National Jurisdiction Treaty, ou BBNJ). Ce traité permettra de créer des aires marines protégées. Actuellement, seulement 0,9 % de la haute mer est préservée de la pêche industrielle. Les scientifiques recommandent de passer à 30 % !

Tortue verte prisonnière d'un filet de pêche.
Tortue verte prisonnière d'un filet de pêche abandonné en mer.
Plantation de jeunes plants de palétuviers par des enfants.
Plantation de jeunes palétuviers pour reconstituer la mangrove, en Indonésie.

Solution 2

Réparer. Des États, des associations et des citoyens se mettent au travail. On replante des mangroves ou du varech, ces algues géantes qui constituent de véritables forêts sous-marines. Des structures spéciales sont déposées au fond de l’eau, puis on y transplante des morceaux de coraux pour qu’ils s’y développent. Et ça marche !