PORTRAIT / Au collège, dans la rue, au Conseil municipal des enfants, à la maison… Jad saisit toutes les occasions pour venir en aide aux animaux, qu’ils soient dans les cirques, dans les refuges, dans les élevages ou même les abattoirs. L214 Éducation l’a rencontré : découvrez ici l’autoportrait d’un ado dont l’engagement est contagieux !
Bonjour, Je m’appelle Jad. Je suis en collège en 3e à Clisson. Je me suis engagé assez tôt pour les animaux : je suis devenu végétarien à l’âge de 3 ans. En fait, j’avais copié sur ma grande sœur Alizée qui venait de découvrir que le jambon venait d’un cochon mort et était devenue d’un coup végétarienne à l’âge de 5 ans. Puis j’ai choisi de devenir vegan à 13 ans, après avoir lu la bande dessinée Le souci avec le miel, et 21 autres raisons de devenir vegan, et aussi Le théorème du Vaquita du journaliste Hugo Clément.
Mes parents ont été compréhensifs sur ce sujet, heureusement pour ma soeur et moi ! Avec ma famille, on a aussi adopté une chienne à la SPA, et je refuse de cautionner les cirques et les zoos.
Des exposés au collège
J’ai souhaité sensibiliser mes copains au collège en faisant des exposés : en 6e j’ai proposé un exposé sur les zoos et la chasse, et en 5e j’ai fait un exposé sur les élevages et les abattoirs. J’alimente et illustre toujours mes exposés par des sources sûres, scientifiques et des vidéos. C’est en faisant des recherches pour cet exposé que j’ai découvert l’association L214 et son action pour les animaux utilisés pour l’alimentation.
« J’ignore les véritables impacts de mes exposés, mais je constate tout de même qu’un de mes camarade de classe est devenu végétarien suite à cet exposé et l’est toujours aujourd’hui ! »
Via les réseaux sociaux j’ai vu qu’il y avait un groupe L214 à Nantes, et j’ai rempli un petit formulaire en ligne pour me présenter et devenir bénévole. La première action à laquelle j’ai participé était sur l’alimentation végétale. On avait aussi mis en place une petite cagnotte pour le refuge La Cour des Aulnays, qui sauve des cochons, des poules ou des vaches de l’industrie de la viande.
EN ACTION AVEC L214
J’ai aussi participé à l’action devant le groupe LDC à Sablé sur Sarthe pour les encourager à respecter les critères de l’European Chicken Commitment pour les poulets élevés pour les marques Maître Coq ou Le Gaulois.
Ce que j’aime avec les actions de L214 c’est qu’elles sont orientées vers l’obtention de changements réels pour les animaux, alors que dans certaines manifestations on crie juste des slogans, parfois avec des mots que personne ne comprend.


Je trouve vraiment aberrant que dans un pays comme la France on puisse légalement faire vivre une poule dans l’espace d’une feuille A4, on peut asphyxier des animaux dans les abattoirs, séparer des mères de leurs enfants comme on fait dans l’industrie laitière. Pourtant, s’il s’agissait d’êtres humains, toutes ces pratiques seraient interdites et condamnées sévèrement.
Et les chiffres sont vertigineux : on tue plus de 3 millions d’animaux dans les abattoirs en France rien qu’en une journée ! Le fait de se nourrir de viande et de poissons sans ce soucier des conditions d’élevage est complètement normalisé, alors qu’aujourd’hui il y a vraiment plein de moyens de se nourrir sans tuer et sans faire souffrir.
VIVE LES SAUCISSES VÉGÉ !
Je fais aussi d’autres actions, comme distribuer des tracts contre les cirques sur les pare-brises des voitures sur le parking de la gare (300 places). À la cantine je ne prends pas de viande. C’est parfois compliqué parce qu’il y a très souvent de la viande, mais depuis que notre chef a suivi une formation à la cuisine végétale, il propose plus de choix sans viande et c’est souvent très bon ! Par exemple, tous mes potes ont déjà repéré que les saucisses végétales de la cantine ont meilleur goût que les saucisses animales ! Le chili sin carne a beaucoup de succès aussi !
Quand j’étais plus jeune, j’étais aussi été membre du Conseil municipal des enfants de ma ville. Un jour, avec ma sœur on avait aussi acheté une langoustine vivante sur le marché pour la relâcher en mer !
Pour l’avenir, j’aimerais bien faire un métier qui permet de voyager. Par exemple, je vais faire une année de césure en Nouvelle-Zélande, où il y a une faune incroyable, des sanctuaires marins pour les orques… Bref, on verra !