Cet article est paru dans le n° 22 de Mon journal animal.
Lorsque Sophie l’a rencontré pour la première fois, elle n’en croyait pas ses yeux. Est-ce que c’était bien des poissons rouges qui avaient été mis dans ce vase en verre ? Mais oui, il y avait vraiment deux petits poissons rouges dans ce vase minuscule !
En fait, ce n’est pas une situation si exceptionnelle : les poissons rouges doivent encore trop souvent survivre dans des conditions très difficiles. Par exemple, les aquariums ronds (ou les vases !) ne leur conviennent pas du tout : ils sont beaucoup trop petits. En plus, leur forme rend les mouvements extérieurs plus impressionnants et les sons deviennent plus forts, ce qui fait souffrir les poissons.
La seule chose qui allait bien pour ces poissons, c’était d’être ensemble. Car les poissons rouges sont des animaux sociaux, qui ont besoin d’être au minimum à 2. Et comme chacun doit pouvoir disposer d’au moins 50 litres d’eau, ça veut dire qu’il faut de grands aquariums. Au lieu d’être dans un vase, ils auraient dû vivre dans un aquarium de 100 litres, soit 80 cm de long, 30 cm de large et 40 cm de haut ! L’aquarium doit aussi être muni d’un filtre adapté, de vraies plantes, de cachettes… Ils peuvent aussi vivre dans des bassins extérieurs adaptés à leurs besoins.
Heureusement, Sophie a pu sauver ces deux poissons. Splash Gordon vit maintenant dans un grand bassin extérieur de 500 litres, dans le jardin de Sophie, en compagnie d’autres poissons rouges, eux aussi rescapés de bocaux ou de petits aquariums. Son activité préférée ? Nager dans le courant de la fontaine avant de retourner dans les eaux calmes du bassin pour se reposer. Sophie espère qu’il vivra une vingtaine d’années et atteindra 40 cm, comme certains poissons rouges heureux qui ont la chance d’avoir de bonnes conditions de vie. Et l’autre poisson a, lui aussi, la chance de vivre dans une famille attentionnée.
Mobilisation pour les poissons rouges
Il arrive encore trop souvent que des poissons rouges soient achetés ou offerts sans réfléchir et sans connaître leurs vrais besoins. Hélas, beaucoup meurent rapidement faute d’avoir un environnement adapté. Les autres survivent, mais ne peuvent pas s’épanouir.
Heureusement, de plus en plus d’associations et de lieux peuvent recueillir les poissons rouges abandonnés, comme l’Association française du poisson rouge ou l’espace Rakuen de l’aquarium de Paris.